Coup de coeur de la semaine : "Jersey Boys" au cinéma

Publié le par PF

Coup de coeur de la semaine : "Jersey Boys" au cinéma
A l'annonce du nouveau projet de Clint Eastwood nous étions sceptiques et ce pour plusieurs raisons. Déjà rares sont les adaptations de Broadway réussies (voir "Les Misérables"). De plus on restait sur deux déceptions ("Au dela" et "J.Edgar") de la part d'un de nos réalisateurs cultes. 

Mais pas de panique le grand Eastwwod est de retour, et à 84 ans il prouve une fois de plus le grand metteur en scène qu'il est. Ne tombant ni dans le piège de la comédie musicale ni dans celui du biopic rébarbatif, "Jersey Boys" narre la carrière d'un groupe peu connu en France, les Four Seasons, qui ont laissé une empreinte indélébile sur la pop américaine. Ce groupe italo-américain né dans le New Jersey, emmené par Frankie Valli, a signé des standards comme « Can't Take My Eyes off You » reprise entre autres par "Boys Town Gang", ou « December 1963 (Oh, What a Night) » la version originale du « Cette année-là » de Claude François.

On sait que le cinéaste est une encyclopédie ambulante de la musique américaine, son adoration du jazz qui l’a conduit à réaliser "Bird" n'est pas exclusive, il a également toujours apprécié les harmonies vocales. C'est l'une des raisons qui l'a conduit à adapter au cinéma "Jersey Boys", l'un des plus gros succès de Broadway de ces dernières années. Interprété par des acteurs peu connus, dont certains figuraient dans la comédie musicale, "Jersey Boys" raconte l'ascension vers les sommets, puis la chute d'une bande de quatre jeunes garçons de la côte Est (dont un prodige vocal, Frankie Valli) plus doués pour les mélodies que pour les cambriolages.

Coup de coeur de la semaine : "Jersey Boys" au cinéma

Elégant et précis dans sa superbe reconstitution de l'Amérique des années 1950 et 1960, très inspiré dans ses séquences de concerts ou d'enregistrement, Clint soigne aussi ses personnages. L'apparition formidable en mafieux-protecteur de Christopher Walken, nous montre rapidement que les seconds rôles seront à la hauteur. Le film nous livre une analyse juste du milieu du Show-business de l'époque ainsi qu'une réflexion sur l’évolution du temps à travers la vie privée de Frankie Valli.

Dés le début du film on pense immédiatement aux "Affranchis" de Scorsese, On apprend même que l'un des premiers manageurs du groupe, n'était autre que le futur acteur Joe Pesci. Mais si les personnages sont "Scorsesiens", la comparaison s'arrête là. Martin est Martin et Clint est Clint. Comme d’habitude avec Eastwood, on retrouve une mise en scène et une réalisation classique et sobre avec des couleurs plutôt sombre et des plans qui, si ils peuvent paraitre "simples", sont toujours d'une justesse incroyable. Mais, et ça c'est une nouveauté, Clint se lâche. Tout d'abord en choisissant un mode narratif qui fait que ses "4 garçons" interpellent directement la caméra, puis en signant une scène finale/générique digne de Broadway et enfin en se rendant un hommage selfie des plus inattendu.

« Jerseys Boys » n’est pas un film qui a bénéficié d’une promotion exceptionnelle de la part de Warner car il s’adresse plus à un public américain qu’à un public européen, mais faites vous plaisir surtout avec la "fête du cinéma" qui pointe son nez.

>> JERSEY BOYS - Official Trailer (2014) [HD] >>

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