Neil Finn – Dizzy Heights

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La Nouvelle-Zélande, ce bout de caillou près de l’Australie, au bout du monde. On en entend régulièrement parler parce que 15 gars tout de noir vêtus piétinent très régulièrement 15 pauvres types tout de bleu vêtus et qui se demandent encore ce qu’ils ont fait pour mériter ça. On appelle ça du rugby, et c’est le colonisateur anglais qui a eu la bonne idée de former les autochtones à ce sport.
Et depuis, ils dominent le monde.
Neil Finn – Dizzy Heights

Les anglais ont eu aussi une autre excellente idée, c’est de laisser trainer là-bas une certaine culture de la musique pop, domaine dans lequel, à mon humble avis, ils ne seront jamais surpassés.

Mais égalés parfois.

Et en l’occurrence, Neil Finn fait partie de ceux qui portent la musique pop jusque des sommets rarement atteints.

Il a commencé en rejoignant Split Enz, le groupe new wave fondé par son frère, Tim Finn, dans le années 70.

Ce groupe a été la première incursion néozélandaise dans les charts mondiaux.

Plus tard, Neil et le batteur de Split Enz quittent le groupe pour fonder Crowded House.

Très vite, le talent de mélodiste de Neil Finn s’impose, et font du groupe une référence en pop music.

Les tubes s’enchainent, je citerai seulement « Don’t dream it’s over » (non, ce n’est pas Paul Young qui a créé la chanson…), N°2 aux USA, et le succès est international.

En Australie, à l’occasion de concerts caritatifs regroupant un ensemble d’artistes, un journaliste français a même, pour faire comprendre la popularité de Crowded House là-bas, dit qu’ils étaient l’équivalent de Johnny Hallyday en France.

Tous leurs albums ont été numéro 1 ou 2 des classements.

Neil Finn – Dizzy Heights

Au fil de sa carrière, Neil Finn s’est régulièrement affranchi de Crowded House pour des projets solos, des disques avec son frère, ou avec sa femme (Pyjama Club).

Après un dernier album de Crowded House très réussi en 2010, Intriguer, deuxième album après la reformation du groupe en 2007 après plus de 10 ans de silence, Neil Finn nous revient en 2014 avec son nouvel album solo, Dizzy Heights.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne déçoit pas.

Le talent de mélodiste de Finn est toujours présent, et on sent dans cet album les influences nombreuses et variés qui l’ont façonné.

Des effluves beatlessiennes du la chanson qui ouvre l’album, « Impression », aux sonorités aériennes, qui rappellent fortement Prefab Sprout, de la chanson qui donne son titre à l’album, du son bowiesque de « Dive Bomber » aux accents lennoniens de « Recluse », Neil Finn semble avoir ingéré le meilleur de la pop anglaise pour donner, par le prisme de son talent, un, album formidable.

On retrouve également des titres, comme « Flying in the face of love » ou « Better than TV », qui n’auraient pas fait tâche dans un album de Crowded House. Bref, Neil Finn est une valeur sûre.

Si quelques-uns de ses travaux en dehors de Crowded House ont pu dérouter par leur aspect quelque peu expérimental, Dizzy Heights est dans la droite ligne d’une carrière originale qui auront fait de cet homme un des meilleurs mélodistes de ces 30 dernières années.

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